Les contes de Fées : matière à philosopher ?

Sujet présenté par Josée Lakermance


IL ETAIT UNE FOIS... Le conte est un récit, d'abord oral, puis écrit, différant du roman ou de la nouvelle par l'acceptation du « merveilleux » avec le code d'introduction : « Il était une fois » L'oralité veut un conteur et un auditoire. Il est d'une société donné, à un moment donné. Ce qui permet d'orienter le code vers l'utile du présent, vers une certaine morale, un savoir du terroir. C'est une communication entre les gens d'un même langage, d'un même village, d'un même pays. Le roman, lui, sera de la maîtrise de l'écrit, de l'imprimerie. Quant à l'information, elle est sujette à la vérification.


POURQUOI et COMMENT : « LE CONTE »? Ce conte qui flirte aussi avec l'épopée, la saga, le mythe, la légende, le proverbe, la contine, la fable, voire la chanson ! Le conte est narratif, fictif, court, ayant pour sujet des aventures imaginaires et fantastiques, il est d'abord populaire, anonyme, puis devient littérature. C'est un genre paradoxal et riche de diversités. Cosmogonie de l'Egypte antique et celle de la Mésopotamie, X et XI s av.J.C, l'épopée de Gilgamesh : II millénaire av J.C ! l'Inde avec Bouddha VI s av J.C. L'antiquité a ses contes : Homère le plus célèbre VIII s av J.C (épopées), Hésiode même époque : ( la cosmogonie, la théoganie : au commencement était le Chaos, suivi par Gaïa, la Terre, Erèbe, les ténèbres, Eros, l'amour puissance créatrice, qui vont donner naissance aux éléments naturels, Nyx la nuit, Héméra, le jour, Hypnos, le sommeil, Thanatos, la mort. La Thébaïde de Stace, I s ap J.C à Rome.Les Mille et Une Nuits, en l'an 950, fixées en 1400. Au XII/XIII s, Troubadours en langue d'oc et trouvères en langue d'oil propagent les contes médiévaux (Charlemagne, Roland, la Table Ronde, le Graal, Tristan et Yseult, le roman de Renart). Le roman de Rou de Wace (Brocéliande forêt enchantée, Arthur, Lancelot du Lac, Merlin, Viviane, Morgane 1106. Ivain le chevalier au lion de Chrétien de troyes 1180/1200. Jean d'Arras et le conte de Mélusine à la queue de serpent. Les contes de Cantorbery) de Chaucer 1478. Mais son âge d'or est le XVII ème siècle avec Charles Perrault (contes de ma mère l'Oye, 1697), mais aussi, Contes et Nouvelles de la Fontaine,1666. Fénelon (l'Anneau de Gygès 1699), Madame d'Aulnoy ( l'Oiseau Bleu, 1698), de la Force (les Fées, conte des contes,1692) , de Murat (les Contes de fées,1698), d'Auneuil, (la tyrannie des fées détruites, 1700), Leprince de Beaumont (la Belle et la Bête, 1740) et bien d'autres, dont beaucoup de femmes trouvant là une manière de s'exprimer en liberté. Au XVIII, apparaît le conte philosophique, ironie et satire pour critiquer, dénoncer :Voltaire, (Zadig,1747, Candide 1759, le taureau blanc 1774), Diderot (les bijoux indiscrets 1760). Rousseau (la reine fantasque, 1756). Les Lettres Persanes de Montesquieu,1721. Le Romantisme voit l'arrivée des frères Grimm, 1812. Les contes d'Hoffmann,1819. Dickens (contes de Noël). Andersen (la Petite Sirène) 1835. Le fantastique se mêle au drame chez Balzac, 1838 (Elixir de longue vie, la Peau de Chagrin, Foedora). Zola ( Contes et Nouvelles 1875/1899), Sand, ( les contes d'une Grand Mère,1804/1896). Daudet (conte du lundi). Dickens (Contes de Noël, 1843. Flaubert ( Salammbô,Trois Contes, 1869). La comtesse de Ségur, (les Nouveaux Contes de Fées, 1857). Lewis Carroll, mathématicien rêveur, écrit son Alice au Pays des Merveilles en 1864. Pinochio, 1883, par Carlo Collodi. Le merveilleux scientifique, 1865, Jules Verne, (de la Terre à la Lune, Voyage au centre de le Terre). Au XX s. Que dire du succès mondial du Petit Prince de Saint Exupéry ! 1943. Les éditions des contes de nos provinces. Apollinaire (l Enchanteur pourrissant,1909, la suite de Cendrillon 1919). Henri de Régnier (Histoires incertaines,1919), Cocteau (La Belle et la Bête , film 1946) Les bandes dessinées (Tintin sur la Lune d'Hergé 1907/1983) Les Chroniques Martiennes de Bradbery, 1950 et la grande vogue de la science-fiction qui va envahir les écrans, la littérature, les Mangas de nos jeunes.. (Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Supermann, Star Wars...etc !


On écrit, aussi, beaucoup de livres pour enfants, ce qui ne fut pas le cas aux siècles précédents. L'animation fait une percée remarquable (le roi et l'oiseau, Kiricou, et surtout Miyasaki (le château dans le ciel, Ponyo, Porco, etc...) les Minions et tant d'autres. Tous nous plongent dans un monde imaginaire, fantasmé. Le conte est le monde des hommes, avec leur environnement, un monde en contact avec l'autre monde, celui des esprits, des dieux, des fées, génies, lutins, nymphes, gnomes, nains, elfes, korrigans, géants, ogres et ogresses, bêtes fabuleuses dotées de parole. Un monde où tous ces êtres ont nos qualités et défauts, les forts, les faibles, les bons, les méchants. La solution heureuse se paie en efforts et sacrifices. On doit résister, faire face pour triompher, car le succès est assuré. Les contes sont optimistes. La simplification finale n'occulte jamais le très long et difficile chemin à parcourir pour y arriver. C'est le courage qui est récompensé. Depuis l'épopée de Gilgamesh, les dieux de l'Egypte, la Bible, Homère, le conte est l'expression la plus ancienne, la plus partagée sur notre terre. Toutes les sociétés ont leurs contes ; ces contes s'exportent, s'échangent, se transforment, s'actualisent et, alors que nous vivons à l'heure d'internet, des réseaux sociaux, de la mondialisation, des fables vieilles comme le monde parviennent à hanter nos consciences, elles nous parlent, encore et toujours et nous les écoutons, charmés.


LA FORCE DU CONTE. L'univers du conte se situe au passé, indéterminé, « il était une fois...), dans un monde différent, (château ou masure), ancré dans l'imaginaire, le merveilleux, le surnaturel, avec des héros, héroïnes, enfants, rois, reines, pauvres ou riches, très beaux, très laids, avec des défauts ou des qualités particulières, en situation sociale haute ou basse. Ces personnages vont être confrontés à des dangers, des situations extrêmes où tout peut arriver. Les péripéties sont nombreuses, les voyages aventureux , ils sont protégés par de bonnes fées ou persécutés par de mauvaises, Ils sont récompensés ou punis suivant leurs choix. Le conte parle d'un monde ordonné qui bascule par la faute d'un élément perturbateur. Il faut retrouver l'équilibre perdu par le biais d'aventures réparatrices où le héros (l'héroïne) tire un enseignement. C'est la dimension didactique du conte au niveau de l'imaginaire et du symbolisme. Le conte instruit et distrait. Le récit contient des leçons faciles à retenir, mélange du monde réel et d'un monde impossible peuplé de créatures fantastiques et imprégné de magie. Quand la fable annonce clairement sa moralité, le conte, lui, est plus ambigu, crypté en quelque sorte. Marie-Louise Ténèze dans son « catalogue raisonné du conte populaire » (1957/ 1964) ; parle de grands récits initiatiques, supports privilégiés d'un imaginaire commun et de représentations sousjacentes dans l'inconscient collectif, recrées sans cesse par les artistes de la parole, de l'image et du geste, de l'écriture, la part énigmatique du patrimoine immatériel de nos sociétés. Mythologie populaire, c'est le mythe pour comprendre, affronter le réel. C'est le combat du faible contre le fort, du petit contre le géant, ce « moi » qui peut se penser victorieux puisque le conte le dit. Il y a toujours une solution, le courage est récompensé, comme la patience, l'obéissance, l'intelligence dans le sens profond de faculté de connaissance, mais aussi l'astuce qui contourne et se rit du méchant. Où l'on apprend que le destin nous offre des obstacles avec les moyens de les surmonter. Selon la mode, on assigne aux contes des significations différentes. Comme toute histoire symbolique, ces contes peuvent en recevoir plusieurs. Leur secret et leur fascination restent intacts parce que, dès le principe, ils échappent à l'ordre rationnel et à la conscience claire. Leur signification rayonne : chacun y voit ce qu'il veut, ils donnent raison à tous. Le conte est à plusieurs niveau de lecture. Derrière l'histoire se cache un enseignement. L'interprétation peut être double, comme on le voit à la « morale » de fin chez Perrault. Il a le plus souvent une fin heureuse. Mais, si le Petit Chaperon Rouge se fait manger par le loup, c'est pour mieux comprendre qu'il ne faut pas écouter les discours mielleux de personnes déguisées en Mère-Grand. C'est la mise en garde contre le raisonnement pervers du roi, fidèle à la promesse faite à son épouse mourante, qui veut épouser sa fille dans Peau d'Âne. Exemples : Le petit Chaperon Rouge : « Où l'on voit que de jeunes enfants, Surtout des jeunes filles, Belles, bien faites et gentilles, Font très mal d'écouter toutes sortes de gens, Et que ce n'est pas chose étrange, S'il en est que le loup mange. Je dis le loup, car tous les loups Ne sont pas de la même sorte : Il en est d'une humeur accorte, Qui, privés, complaisants et doux, Suivent les jeunes demoiselles Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles. Mais, hélas ! Qui ne sait que ces loups doucereux, De tous les loups sont les plus dangereux ! Le Chat Botté : « Quelque grand que soit l'avantage De jouir d'un riche héritage Venant à nous de père en fils, Aux jeunes gens, pour l'ordinaire, L'industrie et le savoir faire Valent mieux que des biens acquis. » « Si le fils d'un meunier, avec tant de vitesse, Gagne le cœur d'une princesse, Et s'en fait regarder avec des yeux mourants, C'est que l'habit, la mine et la jeunesse, Ne sont pas des moyens toujours indifférents » Cendrillon : La beauté, pour le sexe, est un rare trésor. De l'admirer jamais on ne se lasse ; Mais ce qu'on nomme bonne grâce Est sans prix, et vaut mieux encor... Belles, ce don vaut mieux que d'être bien coiffées : pour engager un cœur, pour en venir à bout, La bonne grâce est le vrai don des fées ; Sans elle on ne peut rien, avec elle on peut tout. C'est sans doute un grand avantage D'avoir de l'esprit, du courage, De la naissance, du bon sens, Et d'autres semblables talents Qu'on reçoit du ciel en partage ; Mais vous aurez beau les avoir, Pour votre avancement ce seront choses vaines, Si vous n'avez, pour les faire valoir Ou des parrains ou des marraines. Riquet à la Houppe (inventé par Perrault) : Ce que l'on voit dans cet écrit Est moins un conte en l'air que la vérité même. Tout est beau dans ce que l'on aime ; Tout ce qu'on aime a de l'esprit. Dans un objet où la nature Aura mis de beaux traits et la vive peinture D'un teint où jamais l'art ne saurait arriver, Tous ces dons pourront moins pour rendre un cœur sensible, Qu'un seul agrément invisible Que l'amour y fera trouver. Le conte est récit d'apprentissage où les défauts et qualités de la personne seront à l'épreuve. Les contes se métamorphosent, ils sont le reflet du mode de vie, des préoccupations sociales et psychologiques, du paysage, faune et flore. Les noyaux, les structures fondamentales subsistent. Construction légère, simple et naïve dans la forme et sérieuse dans le fond. Leur cruauté même nous garantit leur ancienneté, leur conscience obscure du désir et de l'obsession du sacré. Multiples combats pour le droit, la tolérance, la liberté. On peut y dénoncer le pouvoir, les abus, le mensonges sous des formes imagées. Ironie et satire vont bon train et contournent la censure : Jacques le Fataliste de Diderot, Lettres Persanes de Montesquieu, Candide de Voltaire Cette contradiction peut ainsi se prétendre philosophique, c'est l'allégorie au service de la réflexion philosophique. (l'image pour l'idée). Il y a toutes sortes de contes, d'animaux (roman de Renart), antiques ( Troie, Romulus et Rémus), ) chevaleresques ( Roland), théologiques (la Divine Comédie de Dante, la Bible), orientaux ( les Mille et Une nuits), moraux, libertins, philosophiques, populaires, facétieux, merveilleux, fantastiques ; c'est toujours la vision d'un monde impliquant la lutte cosmique des principes d'ordre et de désordre. Ces contes se perpétuent à travers l'espace, le temps, dans la mesure où ils posent, sous une forme imagée et symbolique les problèmes que connaissent toutes les sociétés humaines. Le conte de fée, en particulier, transforme l'apparente hostilité du monde en milieu riche de possibilités. L'être humain y est acteur et maître de son destin, il ne doit pas être dominé ni exploité et doit stimuler ses forces intérieures (empêchées, aliénées), car sans elles , les contraintes extérieures ne peuvent être transformées en possibilités de négociation entre le soi et le monde environnant. Les contes de fées étaient destinés jusqu'au XVII s à la formation et socialisation des adultes : comment voyager dans la réalité, quelle énergie vitale est nécessaire pour utiliser et même transformer l'environnement. Ce savoir contenu dans les mythes et les contes s'est effacé au profit du rationnel et du cartésien. On va jusqu'à nier la valeur de la connaissance intuitive : ne sont vraies que les réalités prouvées. L'humain devient esclave de sa propre construction. Ses doutes deviennent des obsessions, l'univers se vide de sens. La conscience s'oppose à l'inné. On est prisonnier du détail, on ne voit plus l'ensemble. Rupture intérieure, trouble, désarroi , anxiété... C'est alors que le récit merveilleux offre une solution du fait que ces personnages ayant perdu leur rythme intérieur, sont à même de le retrouver après un travail, une quête, un chemin difficile, certes, mais couronné de succès. Si la première fonction des contes est de divertir, ils transmettent aussi un savoir, un système de valeur propre à une société. Ils peuvent être contestataires, rebelles en bafouant les règles établies ; ils servent alors à libérer les tentions ; ils ont un rôle cathartique, et initiatique (quête précieuse). La responsabilité est promue et la réussite récompensée. C'est le pouvoir de se construire en imagination ; avec des projets réalisables ou non, mais qui seraient la preuve d'une capacité intellectuelle ou psychique de faire ou de défaire. C'est le processus actant du conte de fée qui peut oeuvrer positivement dans la personnalité qui s'identifie au héros ou héroïne, aidé, protégé. C'est aussi la projection mythique de l'Ange Gardien, à côté, le guide, le double superbe qui agit au mieux, qui va et vient, libre de toutes contraintes.


QUESTIONS SUR LES CONTES : Au début du XIX s, on commence à s'interroger sur l'origine des contes, on compile, on recoupe. Au XX s, on les examine avec une méthode historio-géographique issue de l'école finlandaise afin d'en cerner l'origine. ( voir le catalogue raisonné des contes populaires français de Paul Delarue, constitué par Marie-Louise Ténèze, dont j'ai parlé plus haut. Rêves, fantasmes, inconscient ; c'est la psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim qui aura son succès (1991) et s'adresse surtout à la formation enfantine. Marie-Louise von Franz (1991, La femme dans les contes de fées, Albin Michel) dit ceci dans « de l'intuition et des contes de fées » « En réalité, les contes de fées ne sont qu'en apparence des histoires naïves et innocentes. Ils sont si riches de sens qu'on ne peut les expliquer superficiellement et que, pour les comprendre réellement, il faut que nous acceptions de plonger, avec eux, en eau profonde » Monique Samson dans son essai de maîtrise « Le conte de fée et la métaphore » 1983 et dans son livre « les contes de fées et les fantômes de la vie » 1985, écrit : « Car ces récits merveilleux s'ancrent autour des interdictions d'accès aux ressources psychiques qui proviennent des valeurs sociales. Les interdits sont demeurés constants au fil des siècles. En somme, le conte de fées s'adresse aux deux modes de perception des hémisphères cérébraux : D'une part, la première partie du conte, celle qui précède l'apparition des aspects magiques, s'adresse à la logique consciente telle qu'elle est décrite par Berne (concepts de l'analyse transactionnelle). D'autre part, la partie magique s'adresse à la logique émotionnelle ( processus intégrateur du psychisme) et lui indique la manière de démonter l'interdit. Dès lors, on comprend que le héros ou l'héroïne du conte reçoit les directives sociales, puis, pour accéder à l'état adulte, passe, dans une énigme, la phase initiatique où tout est mis en œuvre pour retrouver son sens inné de la vie ». Au Japon, Shigeru Misuki 1922/2015, dans son dictionnaire des Yôkai (créatures surnaturelles que la sagesse populaire place derrière chaque tracas), précise qu'ils sont d'indispensables clefs de lecture pour qui veut comprendre la psyché d'une époque. Evoquer les Yôkai, , c'est regarder la société par le petit trou de ses angoisses, travers et dysfonctionnements. Alberto Manguel, citoyen canadien, né en 1948 à Buenos Aires : « dans la forêt du miroir », « dernières nouvelles d'une terre abandonnée » titulaire, au collège de France de la chaire de « l'invention de l'Europe par les langues et les cultures », dans un entretien, répond à une questions sur les mythes et fables que doivent apprendre et revisiter les européens. « Une histoire devient un mythe si celui qui la reçoit ou l'écoute a besoin qu'elle se transforme en mythe. Tous les récits ne sont pas destinés à devenir un mythe ou une fable, mais presque tous : des récits d'événements historiques, des interprétations religieuses de certains événements ou, plus simplement, l'imagination d'un conte conçu pour amuser ou distraire au coin du feu. Il devient un mythe quand le groupe ou la société qui le reçoivent ont besoin d'un emblème d'identité....Ce n'est pas par hasard qu'Ovide, dans ses « Métamorphoses », a intégré le mythe de la princesse Europa en levée par Zeus ». La science fiction, les avatars, les robots sont nos contes d'aujourd'hui (Real Human, série suédoise). Ils font peur, ils fascinent. C'est le propre du conte qui fut, qui est et qui sera, toujours, la trame éternelle de la préoccupation humaine et de son imagination créatrice. Le travail par les contes nous propose d'entrer en nous même, pour accepter avec bienveillance les multiples facettes qui nous composent et aussi cheminer vers notre être intérieur profond. Ils parlent directement à notre âme, l'apaisent. CONCLUSION Si philosopher, c'est apprendre à penser. Si penser c'est aussi rêver, imaginer. Si imaginer est le moyen le plus naturel de se projeter vers l'avenir et la manière la plus simple d'appréhender la complexité du monde qui nous entoure, les contes, qu'ils soient de fées ou autres sont de précieux compagnons qui ont le mérite de ne jamais nous ennuyer.


BIBLIOGRAPHIE L'Epopée de Gilgamesh, Mésopotamie, II millénaire av J.C. La Théogonie d'Hésiode. VIII s av J.C. Illiade et Odyssée d'Homère, même époque. L'Enéide de Virgile, 29/12 av. J.C. Les Métamorphoses d' Ovide , l'an I. L'Âne d'Or d'Apulée, II s. . Le Décaméron de Boccace ,1330 Les Contes de Perrault 1697 (texte intégral) Conte-Type : Aarne Thompson-Uther 1910 Morphologie du conte : Vladimir Propp 1928 La psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim, 1991 La grande encyclopédie des fées , Pierre Dubois 1996 (éficologie : néologisme) Les fées au Moyen-Âge,1984 et le monde des fées dans l'Occident médiéval 2003 de Laurence Harf-Lancner, Petite Encyclopédie du Merveilleux 2007 ; Edouard Brasey Paul Delarue et Marie-Louise Ténèze pour le Catalogue raisonné du conte populaire, 1957,2000. Josiane Bru, Monique Samson : travail sur les contes. Tous les ouvrages de Marie-Louise von Franz, 1915/1998, psychothérapeute, élève de Jung, sur la psychologie analytique des contes de fées. Analyse Juridique des contes de fées, 2018, Nicolas Dissaux, Marine Ranouil. Si les fées m'étaient contées, 140 contes de fées de Charles Perrault à Jean Cocteau, 2003, Jean